Mes beaux parents ont des chaises en bois avec des housses en simili cuir, et certaines ont pris du jeu avec le temps. J’ai déjà recollé l’une d’entre elles il y a quelques temps et une deuxième commence à montrer des signes de fatigue. Je l’ai donc récupérée pour la réparer et recoller ce qui doit l’être.

Démontage de la housse
Tout d’abord, la première étape est d’accéder aux parties à recoller, celles-ci étant masquées par le simili cuir. La housse est agrafée dans le bois et habillée par le dessous par une toile de fond, elle-même agrafée. Il faut donc retirer les agrafes aussi délicatement que possible avec l’outil qui va bien.
N’ayant pas de pince adaptée, j’ai essayé de me fabriquer un petit pied-de-biche avec un bout de barre en acier et une chute de bois. S’il fonctionne bien, au final un tournevis plat s’est révélé très efficace.

Il est important de bien faire attention à ne pas abîmer ni les différents tissus ni le bois. Ici j’ai réussi à retirer les agrafes assez facilement. Le cas échéant, ne pas hésiter à utiliser une plaque fine à glisser sous la pointe de l’outil pour protéger les surfaces.
Après quelques minutes de travail, les agrafes sont déposées, la toile de fond est mise de côté pour le moment et la housse est repliée pour libérer l’espace. J’aurai pu retirer entièrement la housse, mais la garder en place m’évite de la remettre après. Logique.
Il faut juste garder en tête de ne pas l’abîmer le temps de recoller.

État des lieux
Une fois l’habillage retiré, on accède bien à la structure de la chaise en elle-même, et surtout aux joints qui ont lâché.

On voit bien que certains emboitements de tiennent plus. Avec l’utilisation, le collage a fini par lâcher et la chaise bouge. Même si le risque de casser la chaise est encore faible, une réparation est nécessaire. Ici seuls les emboitements de la partie arrière sont à recoller.
Démontage de la chaise
Afin d’assurer une bonne tenue de la colle sur le bois, il est impératif de nettoyer toutes les surfaces. Et ici, vu que la chaise a déjà du jeu, j’ai fini de la démonter.
Si les mortaises de chaque côté avait lâché, les emboitements sur la partie centrale tenaient encore à peu près. Avec l’aide d’un décapeur thermique, en faisant attention de ne rien bruler, la colle a rapidement cédé. Un peu d’huile de coude m’a ensuite permis de tout démonter sans trop de difficultés.

Une fois les accès dégagés, j’ai sorti de quoi poncer et nettoyer l’ancienne colle … C’est-à-dire du papier de verre 80 et 120, des ciseaux à bois, cutter, limes … Tout ce qui peut servir peut servir !
L’objectif est bien de créer de l’accroche pour la nouvelle colle, pas de faire une finition poli-miroir.
Il est temps de recoller !
Une fois le maximum de colle retiré et les surfaces poncées, et avant le collage, je me suis assuré que tout se remontait sans soucis. Ça évite de se retrouver avec de la colle en train de prendre et une chaise qui ne veut pas se monter.
Bien évidemment, cela ne m’est jamais arrivé … en tout cas, jamais avec une chaise.
(Edit post rédaction : après cette chaise, j’ai enchainé avec nos chaises à nous … et je me suis retrouvé exactement dans cette situation, avec la colle qui commençait à figer alors que le montage n’était pas fini 😅 ).
J’ai choisi d’utiliser de la colle Époxy. J’aurai pu utiliser de la colle à bois classique mais la tenue sur les surfaces déjà collées par le passé m’inquiétait un peu. De plus la colle époxy conserve un peu d’élasticité une fois sèche, ce qui permet d’absorber les micro mouvements du bois avec les variation de températures.
En tout cas c’est ce que je me suis dit. Bonne idée ou pas, à vous de me le dire dans les commentaires.

Avant de recoller , j’ai fait un test de serrage à blanc pour m’assurer que tout allait bien s’emboiter correctement avec les serre-joints à ma disposition.
Et au final, 4 serre-joints ont été suffisants. J’ai tout de même du fabriquer deux cales pour serrer sur les arrêtes des pieds. (Une encoche à 45° dans une chute de pied de palette).

Je n’ai pas lésiné sur la quantité de colle afin de m’assurer que tous les espaces soit bien remplis, pour ne pas créer de faiblesse. J’ai juste retiré la colle qui a bavé à droite à gauche pour que ça reste propre.
Après quelques jours de séchage, il ne reste plus qu’à remonter.
Agrafage de l’habillage
Enfin, quand je dis « remonter », je devrais plutôt dire « agrafer ».
Il s’agit surtout de faire en sens inverse ce que a été défait plus tôt. En faisant bien attention de toute remettre comme c’était.
Le process est tout simple : positionner le tissus, l’agrafer en position et finir par un petit coup de marteau si l’agrafe n’est pas bien plantée.
Puis recommencer. Jusqu’à que tout soit en place.

Ce qui donne à la fin …. la même chose qu’au début, sauf que la chaise ne bouge plus et est bien rigide.

Liste de l’outillage utilisé (liens d’affiliation – Qu’est-ce que c’est ?) :
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