J’ai sur mon bureau depuis quelques années une paire de pots à crayons et un pot en verre qui me sert de vide poche. Le tout est globalement un peu toujours en bazar et j’avais envie depuis un moment de faire un rangement de bureau plus propre. Et surtout virer le pot en verre. Il faut dire que le rangement que j’avais fabriqué il y a quelques années a fini au feu du fait de son manque de praticité.
L’idée est de créer un support pour conserver les deux pots à crayons et de créer un vide poche un peu plus travaillé.
Comme tout projet sérieux, étudié et organisé, il faut commencer par un plan. Plan qui doit bien entendu intégrer des côtes précises, tolérancées selon les normes en vigueur. Les vrais penseront ISO2768-mK.

A partir de ce plan de haute volée pouvant faire rougir tout auditeur ISO (au moins), il est temps de rentrer dans le vif du sujet.
La base du rangement de bureau, en bois de palette
Tout d’abord, j’ai choisi, comme d’habitude, de taper dans les chutes de bois que je stocke précieusement. Au menu : du bois de palette et planche de caisse de vin.
Dans toutes les planches que j’ai à ma disposition, il y a des planches qui se démarquent par leur couleur rouge au milieu du pin classique. Probablement du pin de Norvège (ou pin rouge). Du coup, c’est l’opportunité de créer un écart de couleur assez sympa.

Par contre, la planche fait 80mm (à peu près) de large, alors qu’il me faut 100mm. Qu’à cela ne tienne, il suffit de laisser un trou au milieu ! C’est du design, m’voyez. J’aurai pu recoller sur la longueur, mais c’est plus travail, et je suis une grosse feignasse parfois.
Après trois coupes sur la scie à onglet, j’ai sorti mon rabot n°4 pour avoir de belles surfaces bien propres.

L’idée derrière est de faire des emplacements à la défonceuse pour les deux pots à crayons afin qu’ils restent bien en place. Et vu qu’il y a un trou entre les deux planches, forcément ça complique un peu le travail.
Pour cela j’ai appliqué une technique que j’ai découvert il y a longtemps sur la chaîne Youtube de Crimson guitar (je crois) : avec du scotch de masquage et de la super glue, pour tenir en place des éléments sans les abimer et sans serre-joint. On vient simplement appliquer du scotch sur les deux surfaces à « coller » et on colle ensemble à la super glue les deux faces de scotch. Cela tient largement assez pour venir travailler à la défonceuse, scie circulaire (…) sans que ça se décolle et sans abîmer les surfaces collées.

Et oui c’est normal que les deux éléments n’aient pas la même largeur, c’est un choix volontaire, et à posteriori, j’aurai du décaler plus que ça.
Après un tracé au criterium d’une précision chirurgicale de la position des pots à crayons à base de « Comme ça c’est pas mal », j’ai donc sorti la défonceuse avec une fraise droite.
J’ai hésité a créer avant des gabarits de découpe avec l’imprimante 3D pour utiliser une fraise à copier, mais au final ça s’est bien fait à main levée. A noter que la profondeur a été définie de manière à peu près aussi scientifique que le plan d’origine.

Les arrondis ne sont pas parfaits, mais une fois avec le pot à crayon dedans, c’est quasi invisible. Après un bon nettoyage des surfaces usinées au ciseau à bois, il est donc temps de passer au vide poche.
Le vide poche en caisse de vin
L’objectif du vide poche est de stocker en vrac tout ce qui ne passe pas ailleurs et que je pourrais utiliser de temps à autres. Donc principalement des connecteurs divers et variés, des clefs usb et des trucs et des machins tout aussi variés.
Mon idée d’origine était d’encastrer les montants dans la base comme les pots à crayons. Finalement j’ai plutôt choisi de mettre la boite à cheval sur la base. C’est plus simple et ça permet d’avoir un peu plus de place pour du b*rdel.
J’ai donc sorti une chute de caisse de vin en pin et j’ai découpé les montants à la scie à onglets. ceux ci sont collés en place sur une planche pour créer un décroché sur la partie basse. J’ai ensuite renforcé les collage avec des chevilles de 3mm (des pics à brochette). Et si vous dites que ce n’est pas assez solide, c’est une technique que j’utilise depuis des années, sans aucune casse à déplorer. Même si cela ne reste adapté que pour des petits assemblages, on est d’accord.

Une fois sec, j’ai sorti la scie japonaise pour mettre la « boite » à la taille. Bien entendu coupé en biais (volontairement) parce que c’est mieux.
Puis j’ai arasé les chevilles et poncé le tout à la ponceuse au grain 120 puis 240. J’ai également découpé un fond, toujours dans une caisse de vin.

Toujours sans décoller la base de son support en mélaminé, j’ai collé la « boite » et le fond du vide poche en place sur la base, le tout maintenu en place avec des serre joint.. Vu qu’il ne devrait pas y avoir d’effort particulier, je me suis contenté de coller sans chevilles ni rien. Je suis curieux de voir comment ça va travailler dans mon bureau sous les toits, mais au pire je renforcerai plus tard.

Les pieds pour le rangement de bureau
Afin de tenir les deux éléments de la base, surélever le tout et donner un peu de style, j’ai choisi de rajouter des pieds. Mon idée à l’origine était de les incruster dans les bases et de les réaliser en bois rouge. Je suis revenu sur ces deux points pour les raisons suivantes : avec les emplacements pour les pots, il n’y a plus beaucoup de matière dans laquelle tailler ; ensuite vu que le reste est en pin, autant rester sur le même bois, toujours en palette.
J’ai donc ressorti une planche de bois de palette, en pin blanc cette fois-ci, pour la contraste de couleur avec le pin rouge. J’ai taillé le plus gros à la scie à onglet avant de finir à la scie japonaise;

Puis j’ai adapté les dimensions pour que tout passe et j’ai poncé au 120 puis 240 avec ma ponceuse.

En parallèle, j’ai fait quelques essais de vernis et teinture.
Bien entendu, les essais ont réalisés dans ma cabine de peinture toutes options, avec recyclage de l’air, hygrométrie et température régulée, filtre à poussière au micron, flux d’air contrôlé et supports de peinture adaptés.

Oui j’étais dehors au soleil … mais il n’y avait pas trop de vent …
Et au final, j’ai choisi de tout vernir en transparent brillant en bombe.
Mais avant de faire la finition, j’ai quand même collé les pieds en place.

Puis retour à ma cabine de peinture pour le passage du vernis en bombe dessous et dessus, sur mes minis trépieds imprimés en 3D. C’est la première fois que je vernis un projet à la bombe et je pense que je recommencerai, c’est simple et efficace et le rendu est bien.

Une fois tout bien sec, direction mon bureau pour installation.


C’est quand même mieux avec un rangement de bureau qui fait rangé.

Liste de l’outillage utilisé (liens d’affiliation – Qu’est-ce que c’est ?) :
- Scie à onglet
- Scie sauteuse
- Ponceuse
- Scie japonaise
- Défonceuse
- guide scie onglet
- Réglet
- Équerre
- Serre joint
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